Kaaris, le Dozo du rap français ?


(Lire sur Wikipedia)
Kaaris est né le  à Cocody, en Côte d’Ivoire, et a grandi dans le quartier de Rougemont à Sevran, après un an passé en Côté d’Ivoire. Il dispose d’un baccalauréat STT et a suivi à la faculté des études scientifiques. Actif dans le rap depuis 1999, il connait un parcours tumultueux avant de « percer » en 2011 avec sa mixtape Z.E.R.O, en 2012 à la suite d’un featuring nommé Kalash, avec le rappeur Booba. Il sort son premier album intitulé Or noir le 21 octobre 2013, en ayant auparavant réalisé deux projets solos de moindre envergure. Une réédition de l’album, nommée Or noir part. 2 paraît courant 2014.
Kaaris fait ses débuts dans le rap en 1999 sous le nom de scène de Fresh. Il participe à de nombreuses compilations avec le collectif Niroshima, mais son parcours dans la musique demeure jusque-là anecdotique. Ce qui le pousse en 2003 à retourner sur sa terre natale pour y travailler avec son grand frère commerçant. Cependant, lorsque la guerre civile éclate en Côte d’Ivoire, Kaaris est contraint de quitter le pays. À son retour en France, il reprend le rap et sort en 2007 un mini-album nommé BIMa, directement inspiré de son séjour en Afrique. Ce mini-album ne connait pas un franc succès dans les bacs mais permet au rappeur de se faire remarquer quelque peu dans le milieu du rap. C’est ainsi qu’en 2009, après un rapprochement éphémère avec French Cut, Kaaris s’associe avec Galactik Beat, une équipe de producteurs du label Bullet Prod. Ces derniers en font la tête d’affiche de leur compilation sortie en 2010, ce qui amène le rappeur à côtoyer des artistes tels que Brasco, Nubi ou encore Despo Rutti et à sortir peu à peu de l’anonymat. En désaccord au moment de la signature du contrat, Kaaris se sépare d’eux.

(Lire sur RFI)
L’un des plus virulents protagonistes du rap français, façon hardcore, Kaaris, sort un nouveau disque, Dozo, du nom de ces chasseurs traditionnels d’Afrique de l’Ouest. À cette occasion, celui qui se définit comme un « cavalier solitaire » dans le rap, revient sur sa relation à la Côte d’Ivoire, son pays de naissance, sur la musique africaine, et sa manière d’envisager son art. Rencontre.

RFI Musique : Dozo sort moins d’un an après votre dernier disque, Okou Gnakouri. Vous êtes hyper productif ?
Kaaris : Disons hyperactif !

Vous dites vous sentir isolé dans le paysage du rap français… Kaaris, cavalier solitaire ?
Comme pour les équipes de foot, le rap fonctionne en crews, en divisions. Forcément, quand tu sors un disque et que d’autres rappeurs le partagent sur les réseaux sociaux, ça te donne plus de force. Mais quand tu es seul dans ton coin – ce qui est mon cas –, ça te donne plus de rage, et davantage de personnalité.

Votre disque s’intitule Dozo. Ce sont des « samouraïs africains ». Pourquoi ?
L’image des « samouraïs », c’est un raccourci symbolique que j’emploie. Les dozo forment une confrérie de chasseurs ancestraux en Afrique de l’Ouest. Ce sont des guérisseurs, des protecteurs de la cité. J’aime cette image de gardiens. Je tâche de protéger les miens. Et de rester un guerrier. La vie est dure. Il suffit d’aller Porte de la Chapelle pour s’en rappeler au quotidien.

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